[Test] Firewatch : Henry et Delilah sont dans une forêt (PS4)

Côté jeux indé overhypé, on a eu finalement le choix en ce mois de Février. Entre ceux qui ont craqué pour Unravel, les autres pour The Witness, il reste ceux piqués par la curiosité de s’essayer à Firewatch, présenté avant tout comme un récit interactif mature le tout plongé dans une ambiance visuelle de qualité.

Autant vous prévenir tout de suite, le jeu est entièrement en anglais, même les sous-titres. Je sais qu’un patch français (texte) est prévu, mais pour l’instant je conseillerais de tenter l’aventure seulement aux joueurs ayant une assez bonne maîtrise de la langue de Shakespeare. Mine de rien, c’est un anglais assez soutenu, toute la force du jeu passe par ses dialogues, et enfin les choix de réponses sont à faire dans un temps limité.

Firewatch PS4 screenshot 06

Les premières minutes de Firewatch sont déconcertantes, on nous présente le passé du personnage que nous allons incarner, un passé baigné par l’amour d’une femme et qui enclenchera ce qui va suivre dans le jeu, du moins son point de départ. Car, sans rien dévoiler, on se retrouve à accepter un emploi saisonnier en plein été, notre rôle étant avant tout de prévenir tout incendie et faire régner un certain code auprès des campeurs et autres baroudeurs du dimanche dans la région sauvage du Wyoming, près du Parc de Yellowstone. La nature ça se préserve.

Une fois ce prologue passé, on prend enfin pleinement contrôle du personnage, et je dois dire que les premières sensations sont exaltantes, on se sent bien et tranquille dans cette forêt. Visuellement, le jeu tout en couleurs pastel est très réussi. Et l’ambiance sonore y est pour beaucoup dans cette immersion sans fausse note ou presque.

Oui, autant le dire maintenant, techniquement le jeu accuse quelques saccades par moment, enfin surtout quand on se met à courir dans certains environnement. Mais franchement, rien qui ne m’a réellement gêné. Côté bug, j’ai juste eu (comme beaucoup de joueurs d’ailleurs) un freeze de la console vers la fin du jeu, m’obligeant à la redémarrer. j’ai eu un peu peur en relançant la sauvegarde, car le script dans le jeu lui ne se relançait pas (un appel de Delilah par talkie-walkie). Mais en rechargeant une nouvelle fois la partie, le problème avait disparu.

Voilà pour les mauvais points, laissez-moi maintenant vous conter mon histoire. J’ai vraiment apprécié Firewatch tout au long des 7 heures qu’il m’a fallu pour le terminer. La relation entre notre personnage et Delilah est extrêmement bien écrite, les sentiments partagés par ces dialogues font tout le sel de ce récit interactif, sans oublier l’autre personnage important du jeu, le parc naturel ou du moins sa représentation. 

Si l’histoire se déroule sur plusieurs jours, en fait un été, certains ne permettent pas de se balader librement et sont plutôt courts, afin de faire avancer l’histoire. Tandis que d’autres vous donneront l’occasion de découvrir les vastes zones de ce parc. Les environnements sont magnifiques, la lumière et les couleurs subliment l’ensemble.

Le jeu nous fait aimer le paysage et on a envie d’en prendre soin et d’immortaliser certaines vues, soit via une capture d’écran, soit via l’appareil photo jetable qu’on découvre à un moment du jeu. D’ailleurs, c’est assez marrant car j’en étais au point de ramasser les canettes de bière pour ne pas les laisser abîmer ce joli endroit.

Mais au delà du parc naturel, c’est bien cette relation entre Henry et Delilah qui donne tout le piquant à ce jeu d’aventure. Les dialogues sonnent juste, et on prend plaisir à échanger avec elle, à en découvrir plus. Jusqu’à cette fin qui pourra être frustrante pour beaucoup, comme pour moi, mais finalement très belle et indéniablement celle qui fallait au titre.

Bon, je finirais en disant qu’il ne faut pas non plus vous attendre à une qualité d’écriture exceptionnelle, c’est un jeu intimiste et il parlera certainement plus à certaines personnes qu’à d’autres. Le mieux que je puisse vous dire c’est d’essayer de vous informer sur le titre sans vous gâcher les quelques rebondissements et vous en faire une idée. Personnellement, j’ai été tout de suite intéressé par son ambiance visuelle et par le fait que le jeu proposait une histoire assez mature dans les thèmes abordés.

Pour les autres qui hésiteraient pas mal, vous pouvez toujours attendre une baisse de prix ou au moins le patch français. Moi en tout cas je recommencerais volontiers l’histoire une fois la traduction sortie, ça sera l’occasion de revisiter ces paysages magnifiques et de regoûter à leur poésie.

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