[Test] Far Cry Primal : sauvage et bestial (PS4)

Comme beaucoup je suppose, j’avais adoré le tout premier Far Cry à l’époque de sa sortie, une vraie bouffée d’oxygène et de liberté sur une île paradisiaque, du moins en apparence. J’ai fais l’impasse sur le second volet, très décrié et qui ne me tentait pas de toute façon. Je suis retourné à la franchise avec le troisième opus sur PS3, épisode que j’ai trouvé excellent et qui redorait le blason de la licence de bien belle manière.

Puis vint Far Cry 4, une repompe du 3 avec plus de bordel et l’intérêt en moins. Les nouveautés n’étaient pas très nombreuses, et les ajouts ne faisaient qu’alourdir un concept à peu près équilibré. C’est avec un certain enthousiasme que j’ai accueilli l’annonce de Far Cry Primal. Pouvoir se balader à l’âge de pierre, le côté sauvage de l’aventure, et ne pas subir l’excès occasionné par les armes modernes semblait profiter au titre. Mais j’avais quelques réserves, Ubisoft pouvait-il encore une fois renouveler la série sans en perdre l’essence au passage ?

Les premiers pas

Far Cry Primal Screenshot 01

Comme pour les précédents épisodes, ce qui frappe en premier c’est la qualité visuelle du titre. Le moteur Dunia fait des prouesses, que ce soit pour la végétation, les animaux, ou surtout les flammes. Je compte plus le nombre de fois où j’ai foutu le feu en combat et me suis vite retrouvé encerclé. La partie sonore n’est pas en reste, on se sent vite oppressé en début de partie, tout seul dans ces environnements hostiles où la moindre rencontre avec un prédateur peut vite tourner en votre défaveur. Sans oublier le cycle jour / nuit qui vous poussera à vous reposer en attendant l’aube, car les nuits sont bien plus dangereuses que les jours en début de partie.

L’autre bon point de Far Cry Primal et qui m’a rappelé les qualités du troisième opus, c’est la progression bien construite. On est pas directement perdu sur une carte immense où tout est à découvrir, et on n’est pas non plus submergé par une tonne de missions qui rendent la lecture de la carte très compliquée. Non, l’histoire est certes classique, mais permet de découvrir le pays d’Oros petit à petit, tout en s’appliquant à apprendre les mécanismes de son personnage et les règles qui régissent dans ces régions.

Ainsi, on sent vraiment la puissance de son personnage prendre de l’ampleur au fur et à mesure qu’on apprend de nouvelles capacités, qu’on ajoute tel ou tel personnage dans son village, ou qu’on apprivoise telle ou telle bête pour nous accompagner dans nos pérégrinations. Néanmoins, je trouve que la différence au niveau de la difficulté entre certaines missions intervenant assez tôt dans le jeu est trop élevée. Par exemple, j’en étais même pas à 15% de la progression que j’avais déjà une quête en « très difficile » qui me demandait d’aller attaquer un fort. Bah, j’en suis à plus de 30% dans la progression, et je l’ai toujours pas attaqué. En mode normal, s’y frotter maintenant serait très compliqué niveau ressources.

Sur ce point, je trouve le jeu très mal équilibré, la difficulté peut faire des bonds entre deux missions, et ce n’est pas toujours facile de progresser naturellement. On ne sait pas trop si c’est le bon cheminement, ou si on a loupé quelque chose. Du coup, j’ai préféré continuer d’améliorer mon village et mon personnage, quitte à le rendre encore plus fort et donc à réduire la difficulté sur d’autres missions secondaires ou principales.

Compétences et crafting

Par contre, tout le côté chasse et crafting prend de nouveau une place importante dans le jeu. Vu l’environnement du jeu propice, il est indispensable pour jouer d’avoir sur soi des armes polyvalentes. Si on commence avec un simple gourdin et quelques flèches, on peut par la suite apprendre à utiliser des sagaies voir des bombes. Et plus on avance dans le jeu, et mieux on améliore son équipement le rendant plus féroce et plus résistant.

On peut également apprendre une multitude de perks qui vont nous permettre de mieux survivre dans les environnements hostiles. Certains servent à utiliser moins de ressources pour créer par exemple plus de flèches, tandis que d’autres améliorent notre santé ou notre discrétion. Chaque arbre de compétences est relié à un personnage important dans notre village. C’est aussi dans celui-ci qu’on pourra en améliorer les huttes afin d’obtenir des armes plus puissantes ou de meilleurs schémas de craft.

Bon, le seul inconvénient d’améliorer son personnage et d’être bien accompagné, par exemple d’un tigre à dents-de-sabre, c’est que le jeu devient bien trop facile (même en normal). C’est pourquoi Ubisoft a semblé judicieux de rajouter un mode « expert », mais qui du coup me semble très difficile toujours à cause de ce déséquilibre dans le gameplay et dans certaines missions. mais bon, même tout seul votre personnage peut s’avérer une vraie machine de guerre, j’ai d’ailleurs pris quelques bûchers / zones en me la jouant 100% discrétion, c’est jouissif mais du coup très facile. Du moment que vous ne laissez aucune traces et que vous empêchez l’ennemi de faire appel à des renforts, la victoire est assurée. Sans oublier que la vision du chasseur facilite encore plus vos déplacements.

Mais du moment qu’on s’amuse et qu’on y trouve son compte, quel que soit la difficulté choisie, c’est le principal. Pour ma part, je ne m’ennuie pas et je progresse à mon rythme. Il me manque pas mal de choses à découvrir, j’ai encore deux bêtes à trouver et à apprivoiser par exemple. Du côté du contenu, les missions secondaires sont assez nombreuses mais répétitives car basées sur des thèmes récurrents (protéger une zone, libérer des prisonniers, supprimer les prédateurs dans une zone, etc). Quant à l’histoire principale, elle reste classique mais bien amenée. On est là pour libérer le peuple Wenja et tout faire en sorte pour assurer son avenir, et donc combattre d’autres tribus ennemies (Izila, Udam) tout en recrutant des spécialistes pour son village et augmenter la population en sauvant des Wenjas.

Conclusion

Au final, on a droit à un très bon épisode dans la série Far Cry. L’ambiance retranscrite et la qualité visuelle apportent beaucoup au titre d’Ubisoft. Un très gros travail a été fait de ce côté là, et ça se ressent. Les terres d’Oros sont riches en faune et en flore, et les différents environnements sont magnifiques et vivants. Il n’est pas rare de partir explorer tout ce petit monde à pied ou à dos de bête sans que ça gêne, mais on peut aussi se téléporter à différents points précis (des zones qu’on aura libérée au préalable).

Personnellement, je trouve que c’est beaucoup mieux ainsi. Adieu les armes à feu et autres véhicules terrestres ou volants. On est un guerrier à l’âge de pierre et on lutte pour la survie de notre peuple. C’est ce point de départ qui m’a plu à l’annonce de Far Cry Primal, et je dois dire que je ne regrette pas ce partis pris. C’était un risque de la part d’Ubisoft, mais le pari est franchement réussi.

2 réflexions sur “[Test] Far Cry Primal : sauvage et bestial (PS4)

  1. Ping : Les jeux auxquels je joue en ce moment #17 | L'Antre d'Arnod

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s