Dark Souls III : Journal d’un Morteflamme – Chapitre I

Les premiers pas me semblèrent comme les échos d’une autre vie, et dès le premier ennemi à portée de lame, le sort en était jeté. Un automatisme s’empara de moi, et je traversai cette première zone pourtant inhospitalière très rapidement. Les quelques ennemis ne semblaient qu’amuse-bouche pour ma lance, et de toute manière j’avais en moi la faculté de lancer un sort de guérison. Certes, de faible puissance, mais il me permettrait de me sauver d’un mauvais pas.

J’entrevis alors une sorte d’épée plantée dans de la braise non loin sur le chemin. Un simple contact l’embrasa et je pu me délecter d’un repos agréable. Peu après, je compris alors l’importance d’un tel autel, les ennemis furent en plus grand nombre et placés de façon bien sournoise. Mais le trajet ne fut rien comparé à la vaste zone au milieu de laquelle gisait une créature inanimée que je pris au début pour une statue.

Un frisson glacial me parcouru l’échine sitôt la lame retirée de son torse. Pourquoi avais-je agi aussi promptement ? Mais à quoi bon y réfléchir, c’était un passage obligé pour la suite de mon aventure. Hélas, elle attendrait encore un peu, la créature se réveillait et ne semblait point enclin à la discussion. Le combat commença, acharné et difficile au début, le temps de mémoriser les mouvements de mon assaillant. Puis ce fut à mon tour d’attaquer, la bête plia sous mes coups répétés et pensant la victoire à ma portée je les enchainais encore plus. Je faillis regretter de m’être emporter de la sorte quand la créature se transforma en une bête plus terrifiante encore. Une roulade maladroite me sauva de justesse, et je pris quelques coups malgré ma garde au bouclier.

Je ne m’avouai pas vaincu pour autant, et sitôt ses nouvelles attaques comprises, je retournai à l’assaut. Ce fut dans un nuage de lumière que le monstre disparut, laissant derrière lui silence et calme. Ne me restait plus qu’à ouvrir cette lourde porte en bois pour continuer mon difficile périple.

C’est à peu près en ces termes romancés que s’est déroulé ma première découverte de Dark Souls 3. J’ai vite retrouvé les automatismes que je connais depuis Demon’s Souls, ce nouvel épisode reste stricto sensu dans les traces de ses aïeuls. D’ailleurs, c’est bien simple, je trouve que les nouveautés ne sont pas assez mise en avant et peu nombreuses, un Dark Souls pour les fans avec une grosse repompe de beaucoup d’éléments. C’est normal dans un sens vous me direz, mais y’a beaucoup de redite que ce soit chez les ennemis, leur moveset, les armes et autres équipements.

Heureusement que Dark Souls ce n’est pas seulement ça, c’est aussi tout un univers opaque et bon dieu que ce Dark Souls 3 semble cohérent et à l’architecture / level design pourtant tordu(e). Sans parler des graphismes qui font enfin du bien aux yeux, même si je trouve qu’on n’est pas au niveau d’un Bloodborne pour certaines textures encore baveuses.

Par contre, et là je ne sais pas si c’est par habitude de la série des Souls ou un besoin d’accessibilité, mais j’ai trouvé ce Dark Souls 3 plus facile, enfin si on peut parler de facilité dans un Dark Souls. On est bien d’accord que la moindre erreur peut s’avérer fatale, et que les chutes maladroites sont toujours légion. Mais après plus de 15 heures de jeu, avec un personnage niveau 30, j’arrive à me balader dans plus de zones que dans les précédents épisodes. Pas besoin de leveling forcé à outrance, ou de grosse maîtrise de son personnage. On avance tranquillement mais toujours avec prudence néanmoins.

Mais qu’on se rassure, ce Dark Souls 3 reste le digne héritier de la série de From Software. Le background est très riche, et certaines rencontres ou situation vous feront sourire par nostalgie. Certains ennemis propres à la série font aussi leur retour, et bien entendu de nouveaux s’ajoutent au bestiaire pour votre plus grand désespoir. Et comme d’habitude, on avance à tâtons, scrutant les moindres recoins à la recherche de trésors ou pour prévenir toute embuscade. Les différents lieux parcourus sont magnifiques, et certains édifices sont assez démesurés. Le kiff étant d’apercevoir au loin une nouvelle zone qui n’attend que notre courage pour être rejointe.

Un gros travail a été fait sur les boss. Pour l’instant je les ai trouvé très retord et ils demandent un temps d’analyse pour bien cerner leur pattern, surtout que leurs attaques changent quand leur barre de vie arrive à la moitié. Le tout premier boss fait plutôt office de didacticiel, Vordt de la Vallée Boréale vous posera déjà plus de problèmes si vous n’êtes pas préparé. J’ai eu plus de mal avec le Sage de Cristal, mais une fois compris son style d’attaque et le schéma du combat, ce fut assez rapide de le battre. En tout cas, il y a du challenge très appréciable au niveau des boss.

Le sanctuaire de Lige-Feu fut un agréable refuge pour panser mes blessures et revigorer mon âme meurtrie, même si ce lieu paraissait empli d’un passé sombre qui s’accrochait encore aux pierres noires. J’aurais aimé y rester à jamais, mais inexorablement une force me poussait à continuer mon périple. M’étant perdu plusieurs fois ou voulant tout simplement explorer, je suivais quelques chemins de traverse qui m’amenèrent parfois à dénicher de nouvelles armes et pièces d’équipements. Ces trouvailles me redonnèrent du courage et me permirent de surmonter bon nombre de peurs qui m’assaillaient, comme mes morts qui me ramenaient toujours au dernier feu utilisé ou ma faculté innée à savoir utiliser la pyromancie. Et les personnes que je rencontrais au gré de mon chemin m’apportaient plus de questions que de réponses.

Et ce fut ainsi, fatalement, découverte après découverte, raccourci après raccourci, que je tombai sur une nouvelle créature monstrueuse : Vordt de la Vallée boréale. L’arène se referma derrière moi et la créature, mi-démon mi-chien armé d’une sorte de fléau, entreprit de me déchiqueter en me sautant dessus. Ce ne fut que grâce à mes nombreux réflexes et talents que je pu surmonter ce nouvel affrontement titanesque, non sans tomber lourdement 2 ou 3 fois. Et cette fois encore, la bête tomba dans un nuage de lumière tout en libérant l’accès à une nouvelle zone bloquée jusqu’alors.

La vue était magnifique, la vallée s’étendait sous mes yeux sous une lumière éclatante, et je me rappelai alors les paroles de la vieille dame dans la cathédrale délabrée. Elle me disait de hisser la bannière au bord du gouffre, ce que je fis. Les quelques secondes qui suivirent me parurent interminables, et soudain de viles créatures ailées apparurent. J’aurais eu le réflexe de sortir ma lame si je n’avais pas été immobilisé par la peur. Ce fut avec stupeur que ces créatures m’empoignèrent et me soulevèrent du sol. Je volais, un peu maladroitement, mais avec des prises assurées. Elles m’emmenèrent plus bas dans la vallée, où la suite de mon périple m’attendait.

Je vais clôturer ce premier chapitre sur ces quelques dernières lignes. Pour les fans de la série, ce Dark Souls 3 est obligatoire. Il saura vous faire passer de nombreuses heures sans sourciller comme l’ont fait les précédents épisodes. Pour les nouveaux venus, il n’est pas nécessaire d’avoir fait les autres Souls, vous pouvez très bien commencer avec celui-ci, seules quelques références vous échapperont. Personnellement, je le trouve plus accessible et la qualité technique est bien meilleure. En plus de 15 heures de jeu, je n’ai pas eu droit à un seul ralentissement, et les temps de chargement sont plutôt courts.

Dans un billet annexe, je vous parlerais sûrement de quelques trouvailles que j’ai pu faire en fouillant à droite et à gauche, ça vous aidera peut-être en début d’aventure. Sinon, pour information, j’ai commencé le jeu avec un héraut et le miracle de soin léger. Le héraut débute avec une lance, mais surtout un bouclier (rempart de son petit nom) qui bloque 100% des attaques physiques (du moins temps que vos avez de l’endurance évidemment). C’est un choix logique pour les builds au bouclier j’imagine. Surtout que ce n’est que bien plus tard que vous tomberez sur un autre bouclier de ce type : l’écusson par exemple. Les autres boucliers que vous pourrez trouver en début d’aventure bloquent moins les attaques physiques.

Allez, j’arrête là, j’essaierais de raconter de la même manière d’autres moments de mon premier run. J’ai eu envie de changer un peu la façon de vous parler de Dark Souls 3, j’espère que ça vous a plus.

Bon courage à vous Morteflammes.

2 réflexions sur “Dark Souls III : Journal d’un Morteflamme – Chapitre I

  1. Article absolument gé-nial !

    Je devais me le réserver pour midi mais je me suis laisser absorber. C’est vraiment excellent ton alternance récit/factuel pour une meilleur immersion et compréhension de l’univers, de l’aventure que tu vis.

    J’ai hâte aux prochains épisodes ^^

    PS : Petit détail qui tue : j’adore l’ombre portée quand on passe la souris sur les images 😀

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