[Test] Quantum Break : un mix entre série, film et jeu vidéo (Xbox One)

Le dernier jeu de Remedy étant en promotion en ce moment, vendu aux alentours de 30€, c’est avec panache que j’ai cédé à la tentation. Tentation d’autant plus grande que le fabuleux Alan Wake est offert avec toute copie neuve, accompagné de ces deux DLCs « Le signal » et « L’écrivain ».

Quantum Break est un titre que j’ai surveillé d’un oeil avant sa sortie, mais que je n’ai pas acheté tout de suite, la faute à mon temps libre et aux heures que je passe déjà sur ma PS4. Vu que je ne peux pas acheter tous les jeux, mon portefeuille n’est pas extensible, je fais donc des choix et attend des baisses de prix.

Quantum Break Screenshot 01

Quantum Break m’intéressait pour plusieurs points. Déjà le mélange entre série TV et jeu vidéo m’intriguait. Ensuite, Remedy m’avait bien scotché avec son Alan Wake et je voulais savoir si les équipes étaient capables de renouveler l’exploit ou de faire mieux.

Des débuts incertains et timides

Le début de l’aventure m’a laissé un peu perplexe. la présentation de l’histoire est assez bancale, car sitôt l’introduction terminée, j’ai eu l’impression de me retrouver avec un tireur d’élite habitué aux armes à feu et aux headshots. Je sais bien qu’on est dans un jeu vidéo, mais pour un titre qui tend vers un aspect cinématographique, il serait de bon ton de tenir des propos cohérents ou du moins de les construire intelligemment.

A cela s’ajoute une synchronisation labiale défaillante, mais qui s’améliore au fil du jeu, sans en connaître la raison (peut-être une réécriture des dialogues). Bref, mes premiers moments avec Jack Joyce ne m’ont pas enthousiasmé, et la suite n’a pas entièrement arrangé les choses.

Où le mix entre série et jeu vidéo ne fait pas bon ménage

Quantum Break Screenshot 02

Parce que oui, la cerise sur le gâteau si j’ose dire, ce fut l’arrivée sur mon écran de la série TV qui accompagne le jeu. Autant le jeu d’acteurs et la version française sont au top, autant la réalisation est au ras des pâquerettes. Mention spéciale à la course poursuite dans l’épisode 2 je crois, plus ralenti tu cours à côté des bagnoles ^^. Après, ces épisodes filmés ne sont pas indispensables à la compréhension de l’histoire, mais ils apportent des informations pertinentes pour remplir quelques zones d’ombres.

Et c’est là l’autre problème de ce jeu vidéo, sa narration. Pour un jeu qui veut supplanter son format, et jouer dans la cour des films et séries, je vous raconte pas le nombre d’éléments scénaristiques dont on doit se taper la lecture et qui regorge d’éléments importants pour bien assimiler cette histoire de voyage dans le temps. Non mais sérieux, avant d’essayer d’insuffler un format cinématographique dans un jeu vidéo, on essaye au moins de maîtriser le média auquel il appartient.

Quantum Break Screenshot 05

Du coup, on se retrouve dans un mix maladroit entre film, série, jeu vidéo et bouquin. Heureusement que le rythme du jeu s’accélère et prend de l’ampleur visuellement, car je commençais à m’ennuyer à devoir chercher les « collectibles » qui traînent à foison. Reste que les choix opérés lors des jonctions sont une très bonne idée et renouvelle l’intérêt porté à la trame principale, histoire de voir quels changements résultent de nos choix.

Concernant les prétendus échos quantiques sensés modifier la narration de la série, ils n’influent pas énormément sur le déroulement de celle-ci. Après, le contraire m’aurait vraiment étonné, ce serait trop de travail et coûterait trop cher de filmer des dizaines de déroulement différents selon tel ou tel choix, en plus d’être globalement très compliqué.

Un sursaut d’orgueil ?

Quantum Break Screenshot 09

Mais étrangement, passé la première moitié du jeu et donc quelques heures, Quantum Break se dévoile enfin. Entre un gameplay qui met enfin en avant l’utilisation des pouvoirs face à des ennemis soit en plus grand nombre soit plus coriaces, et une histoire qui prend enfin de l’ampleur, le jeu commence à s’assumer.

Côté gameplay, comme je le disais, le jeu nous invite à utiliser nos pouvoirs et à les mixer pendant les gunfights. Vu que certains ennemis sont munis de harnais temporels, ils peuvent se mouvoir plus vite, et les flingues ne suffisent plus. Par la suite, d’autres ennemis plus costauds feront aussi leur apparition. Mais ne nous voilons pas la face, malgré ces améliorations, les gunfights sont mollassons et les armes n’offrent aucun impact et pratiquement pas de différences.

Quantum Break Screenshot 08

Quant aux pouvoir en dehors des combats, leurs utilisations se résumeront soit à des séquences scriptées et prévues à cet effet (elles ont au moins le mérite d’être spectaculaires), soit simplement pour remonter un cours laps de temps concernant certains objets. Rien de bien folichon ni d’enthousiasmant, on a tout de même des pouvoirs permettant de contrôler le temps, pas simplement des éclairs qui nous sortent des doigts.

Du côté de l’histoire, celle-ci s’enrichit d’heure en heure, pour peu que vous teniez le coup jusque là. On commence à s’attacher à certains personnages, mais on continue à s’en foutre des autres. Les choix moraux apporteront certainement une petite rejouabilité, histoire de connaître ce qui se passe quand on fait le choix inverse. Bref, l’aventure va crescendo mais au vu de ses débuts il valait mieux pour elle.

Conclusion

Quantum Break Screenshot 11

Quantum Break n’est pas franchement une réussite, et frôle même le désastre s’il n’y avait pas là dedans le savoir faire de Remedy. J’ai particulièrement apprécié la seconde partie du jeu, quand tout s’accélère et que de vraies décisions sont prises, et surtout qu’on en apprend enfin un peu plus dans tout ce méli-mélo temporel.

Mais ce n’est pas suffisant, le gameplay qui aurait pu être riche reste dans le classique, et l’aspect technique reste en demi-teinte. La modélisation des personnages est quasi parfaite, mis à part quelques trucs parfois d’une scène à l’autre genre les cheveux, et les environnements sont vraiment soignés et détaillés dans l’ensemble.

Reste qu’après un Alan Wake assumé et accompagné d’une direction artistique impeccable, Quantum Break fait pâle figure. La série TV est à l’image du jeu, passable mais attrayante. Et c’est bien ça le truc, même si Quantum Break n’est pas parfait il est sympa à jouer et pas prise de tête. Mais on en attendait beaucoup plus pour une telle exclusivité sur Xbox One, c’est bien dommage.

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